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04.01.2008

Premières images

ba96b3c78b3df4a8e87ce910602fe49c.jpgCela fait maintenant sept mois que la production de « Panique au village », le long métrage adapté de la série d'animation de Stéphane Aubier et Vincent Patar a débuté.

En guise de cadeau à ceux qui suivent cette aventure avec intérêt, l'équipe nous a livré en exclusivité cinq images extraites des premières scènes du film. Vous pouvez les découvrir, commentées par Stéphane Aubier, ici. En prime, Stéphane nous a également montré les premières séquences filmées. En tout, l'équipe a mis en boîte quelque vingt minutes. « Soit un petit tiers du film » note Vincent Patar. On sent d'emblée la différence par rapport à la série. Le défi, rappelons-le, est de parvenir à tenir la distance sur un peu plus d'une heure au grand écran, là où la série était constituée de courts épidoses. La taille de l'image (aucune commune mesure entre l'écran cinéma et l'écran télé, même 70 mm), son format (du 4/3 au scope «  à la Sergio Leone », comme le souligne Vincent), le rythme,... : tout change. Deux choses frappent d'emblée : la lumière et les cadrages. Côté lumière, c'est un travail remarquable qui a été accompli. Les éclairages extérieurs sont d'un grand naturel. Ceux en intérieurs jouent souvent sur des ambiances très chaudes. L'univers y gagne en texture. Jan Van den Bussche, le directeur photo (sur la photo), a réalisé des prouesses.

Côté mise en scène, on multiplie les points de vue. Là où la série privilégiait les plans larges et les plans moyens, généralement statiques, on voit apparaître des plans rapprochés, des contre-plongées et même un premier travelling, tout à fait justifié car il permet un gag burlesque qui n'aurait pas eu le même impact sans le mouvement latéral de la « caméra ». Les décors se multiplient aussi, comme on peut le voir dans cette page. Le Conservatoire est un nouveau lieu de l'action, tandis qu'on découvrira la chambre de Cheval (dont on ne connaissait que la porte dans la série) ou la grotte d'Ours. Nos héros quitteront même le Village pour un périple au bout du monde – mais ceci reste encore à tourner. La première phase de tournage va bientôt se terminer à Bruxelles. L'équipe s'exilera alors pour un peu plus de deux mois au Luxembourg où se poursuivra au printemps 2008 la deuxième phase de tournage. Avant de revenir conclure la troisième phase à Bruxelles, toujours. (A.Lo.)

03.12.2007

Musique, maestro !

Parallèlement au tournage, la musique originale de “Panique au Village” se prépare en coulisses. Les réalisateurs l’ont confiée à plusieurs artistes : Dionysos, Herman Düne, Bernard Plouvier… Un CD est annoncé.

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12.06.2007

A chacun sa voix

Mouvoir pour émouvoir. Soit le grand défi de l'animation. Dans le long métrage "Panique au village", comme c'était déjà le cas dans la série, les personnages ne se contenteront pas de bouger dans tous les sens, ils auront aussi l'usage de la parole. Il faudra donc forcément prêter voix aux petites figurines de plastique. Bien sûr, cette phase de travail est encore lointaine, mais puisque nous parlions récemment du casting (voir sur la libre.be), ajoutons-y les contributions vocales. Au début de la série, les deux réalisateurs avaient pris l'habitude de faire toutes les voix eux-mêmes, mais Vincent Patar et Stéphane Aubier se sont aperçu des limites de la chose au fur et à mesure que de nouveaux personnages apparaissaient. "On courait le risque que les spectateurs ne croient pas à tel ou tel personnage à force d'entendre encore et toujours le même timbre de voix", nous explique Vincent. Dès lors, appel fut fait aux copains, comédiens ou non. "Nous n'avions pas vraiment d'idée préconçue sur ce que nous voulions. Il fallait simplement que chaque personnage soit crédible, que sa voix paraisse naturelle, qu'elle corresponde à la personnalité que nous avions imaginée pour lui. Avant tout, c'est le timbre de voix qui nous guide". Qu'il s'agisse de comédiens professionnels (comme Benoît Poelvoorde, Bouli Lanners ou Véronique Dumont) ou pas ("c'est parfois comme cela que l'on a de bonnes surprises"). Pour le film, certains personnages gagnent en importance et d'autres apparaissent, comme celui de Mme Longrée, pour laquelle des contacts ont été pris avec une chanteuse et comédienne française... Mais, plus un mot, ce n'est pas encore fait. (V.B.)

En résumé en conclusion, voici le casting voix dans les grandes lignes : Indien (Bruce Ellison, le chanteur du groupe de rock PPz30), Coboy (Stéphane Aubier), Cheval (Vincent Patar), Jeanine (Véronique Dumont), Steven (Benoît Poelvoorde), Gendarme (Frédéric Jannin), le Petit Simon (Bouli Lanners).

16.05.2007

Souvenir cannois du producteur

f3876d09f4d7e20d990a4da4aff992d1.jpgAujourd'hui, c'est le grand jour du cinéma : Cannes, rendez-vous annuel des cinéphiles, s'ouvrira officiellement ce soir avec la projection de "My Blueberry Nights", le nouveau film de Wong Kar Wai, en compétition officielle.

"Panique au village" n'y est pas encore. Mais, qui sait, peut-être que Coboy et Indien arpenterons la Croisette en 2009 ? Un de ses producteurs, Vincent Tavier, est un vieil habitué des lieux : il y était en 1992 avec l'équipe de "C'est arrivé près de chez vous", qui avait été sélectionné à la "Semaine de la Critique". Il nous en contait quelques souvenirs l'année dernière :  "On est parti en bagnole à Cannes, entassé à cinq. La Semaine nous avait dit qu’ils pouvait nous trouver un appartement. Mais on a dû le payer de notre poche ! On avait deux noeux papillons pour douze. Le film était précédé d’une bonne rumeur, mais une fois qu’il est passé, c’est carrément devenu la folie furieuse. Tout le monde voulait voir le film. Une dépêche de l’AFP a même titré : « un film belge provoque une émeute ». C’était l’année où Cannes découvrait aussi Tarantino avec « Reservoir Dogs » et on a été un peu associé à ce nouveau phénomène. Nous, on a traversé tout ça dan une espèce de coma semi-éthylique."

Depuis, Vincent Tavier n'a eu de cesse d'y retourner. Il y était encore l'année dernière pour présenter "Komma" de Martine Doyen, avec Arno. "En quinze ans, j’y suis allé une dizaine de fois. Cela fait parfois un drôle d’effet. C’est un peu intemporel, comme quand tu vas à Louvain-la-Neuve où tu croises toujours des jeunes de 18-22 ans. A Cannes, tu as l’impression de voir toujours les mêmes têtes, dans le même décor. Heureusement que le numéo de l’édition change sur les affiches, sinon tu ne saurais plus où tu en es... "  "Comme dit Benoît (Poelvoorde, NdlA), Cannes et au cinéma ce que Sainte Marie de la Mer est aux gitans, un grand endroit où tout le monde se retrouve et fait la fête. C’est vrai que c’est l'occasion de voir en un seul endroit des partenaires ou des contacts qui travaillent à des milliers de kilomètres de distance. Et puis, il n’y a qu’à Cannes que tu te retrouves un soir dans une pizzeria à côté de Tarantino, tout seul. Et là tu dis : tiens, il connaît aussi la meilleure pizzeria de Cannes!"

 En attendant de savoir si Coboy et Indien goûteront à la pizza cannoise, voici pour ceux qui ne connaitraient pas encore la série un petit extrait de l'épisode 6 : "Robin". Histoire de patienter d'ici là.


(Tous droits réservés :  © La Parti/Pic Pic André)